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Les témoignages

Lille : "En pleine crise, j'ai investi et recruté" - ...

Aurélien Lepêtre a fondé son entreprise spécialisée dans le conseil, la création et l'animation de sites marchands.

Vivre et prospérer dans la communication, alors que ces budgets sont les premiers rognés en temps de crise? Voilà le défi relevé par Aurélien Leprêtre, fondateur et patron de la société Insitaction. "La concurrence est devenue de plus en plus rude et les clients se décident moins vite", confirme l'entrepreneur. Mais il en faut plus pour décourager ce diplômé de l'Edhec, à Lille. "Déjà, en 2000, à la sortie de l'école, j'ai connu le krach de l'Internet, voie que j'avais justement choisie", se souvient-il. Pas démoralisé pour autant, il enchaîne des expériences parisiennes au planning stratégique chez Publicis, puis comme consultant chez Accenture. Un socle suffisant pour créer son propre métier en 2004, en fondant son entreprise, pour commencer "dans une chambre, chez ma mère", précise Aurélien Leprêtre. Il monte, dans le Nord, Insitaction, spécialisée dans le conseil, la création et l'animation de sites marchands. Alors que son entreprise atteint 15 salariés et génère un chiffre d'affaires d'un million d'euros, elle traverse une crise de croissance et... la crise tout court.

Le conseil de grands patrons

Plutôt que le repli, Aurélien Leprêtre opte pour une stratégie offensive. "J'ai pris mon annuaire d'anciens élèves et appelé quelques grands patrons. Ils m'ont conseillé des lectures, m'ont montré qu'il fallait savoir bien s'entourer, repenser les choses, investir." Dont acte. Le PDG recrute, trouve des locaux plus grands et réorganise sa société qui compte désormais 26 salariés. Il la divise en cinq unités et place à leur tête des cadres-actionnaires formés en conséquence. Sur les 8 000 euros qu'il gagne chaque mois, Aurélien Leprêtre en réinjecte un tiers dans l'entreprise: "Et ça marche, je ne l'aurais pas cru il y a quelques mois, mais les clients reviennent frapper à notre porte."

L'Express.fr - 19/05/2010

L'élève dyslexique est devenu chef d'entreprise – Pornic - -

Un parcours scolaire galère. Ludwig Droneau était le « cancre » à cause de son trouble de langage. Aujourd'hui, il a réussi en créant son entreprise de peinture à Sainte-Pazanne.

Portrait

Ludwig Droneau, chef d'entreprise à Sainte-Pazanne, ancien élève dyslexique, est âgé de 25 ans.
Dyslexique. Autrement dit : atteint de troubles du langage, de la lecture et de l'écriture. C'est en classe de CP que le handicap de Ludwig est décelé. « J'avais cinq ans. J'ai fait des séances d'orthophonie. Mais il n'y avait rien d'aménagé à l'époque dans les écoles pour lutter contre ces difficultés », raconte le jeune homme, aujourd'hui âgé de 25 ans.
Sa scolarité est vite « une vraie galère ». Il redouble son CP, reste dans « le cycle normal » mais éprouve « de grosses difficultés ». Les enseignants ne savent pas bien comment prendre la chose. Et puis, « c'est dur d'être abaissé, pris pour le cancre, mis à l'écart, alors que je faisais tout ce que je pouvais ».

« Un fiasco total »

En classe de 4 e au collège du Sacré-Coeur, à Sainte-Pazanne, une professeure, Véronique Atmane, s'intéresse à son cas. Elle cherche à comprendre, organise des séances d'enseignement supplémentaire, individualisé. « Elle explorait. Nous étions les trois premiers dyslexiques à être pris en charge par l'établissement. »
Ludwig suit des cours personnalisés où il réapprend les bases. Orthographe, vocabulaire... « Cela représentait beaucoup de travail, mais je me sentais soutenu. J'ai aussi appris à me sentir bien en classe, malgré mes difficultés. » Parfois aussi malgré le jugement des autres...
Après le collège, il veut devenir « technicien du son et de la lumière » et tente un BEP électronique. Mais c'est « un fiasco total » ! L'établissement n'a pas la structure pour accueillir des élèves dyslexiques. Retour à la case départ, « re-dernier, re-exclu de la classe », raconte le jeune homme, qui ne manque pas de verve ni... de verbe pour exprimer ses difficultés. Retour au collège aussi, où une autre professeure, Viviane Robin, après un bilan de compétences, l'oriente vers le métier de peintre. « J'ai toujours eu un faible pour le travail manuel et l'art plastique, mais je voyais le peintre comme le gars avec un rouleau au pied du mur... »

L'aide d'un artisan

Ludwig fait alors une rencontre déterminante, en la personne de Bertrand Gauthier, peintre installé à Port-Saint-Père depuis 15 ans. L'artisan le prend sous son aile. « J'ai découvert un métier très varié. Peintre, c'est travailler la matière pour faire quelque chose de beau. » Le courant entre les deux hommes passe à merveille. « Il a pris conscience de mes difficultés et vu que j'en voulais. »
Il passe un BEP avec brio, suit une spécialisation d'une année en décoration, tente le concours du meilleur apprenti où il décroche la médaille d'or départementale et la médaille d'argent régionale. Il se présente au brevet professionnel, ose les Olympiades des métiers... « J'en étais arrivé à un stade où je me faisais (très) plaisir à l'école. »

Bertrand Gauthier propose alors à Ludwig de s'associer. C'était en mai 2009. Ils créent une entreprise de peinture. « On peint une façade extérieure comme on fait un trompe-l'oeil intérieur, avec la même motivation... » Ludwig Droneau a trouvé sa voie. S'il est devenu chef d'entreprise, il n'occulte pas pour autant son handicap. « Il est toujours là, mais on le gère ! »

www.ouest-france.fr
Lundi 5 avril 2010

Le couple Sanchez crée son entreprise de service électrique - -

Après 16 années d'expérience dans le domaine de l'électricité générale, Stéphane Sanchez, 34 ans, épaulé par son épouse Virginie, décide de relever le chalenge de la création d'entreprise.
Le couple est domicilié à Lascours depuis quelques années mais accaparés tout deux par leurs activités professionnelles, ils ont le regret de ne pas être plus actifs au sein de la vie sociale communale. Aussi en créant son entreprise d'électricité générale, le couple est à la recherche d'un art de vivre au village.

L'entreprise inscrite à la chambre des métiers démarre le 1° avril 2010. Elle s'appuie sur les compétences de Stéphane, électricien de métier, qui a multiplié les expériences dans le cadre des missions d'intérim qui lui ont été confiées. « J'avais des missions de 1 semaine à 3 ans au sein desquelles j'ai touché à tout les secteurs de l'électricité, du courant faible type téléphone ou alarme, à l'installation électrique d'habitation ou industrielle » précise-t-il.

Virginie a, elle, en charge la partie administrative et comptable de l'entreprise. « Nos atouts pour le client particulier, explique-t-elle, c'est de pouvoir compter sur un professionnel compétent et sérieux. Et grâce au régime d'entreprise choisit, il bénéficie de la garantie décennale des installations et l'exonération de TVA. »

http://cruvierslascours.blogs.midilibre.com
01/04/10

Serge Genet, créateur et dirigeant de Effet d’O, à Souchez (62) - Serge G.

Serge Genet cultive et revendique au sein de sa société de plomberie une image d'entrepreneur paternaliste, « à l’ancienne ». Cet autodidacte qui a su gravir tous les échelons a d’ailleurs été récemment récompensé pour sa gestion des ressources humaines.

C'est sur le terrain, à la force du poignet que vous avez peu à peu construit votre carrière. Quels enseignements en avez-vous gardé ?

Étant issu d'une famille ouvrière, c'est dans le travail que j'ai bâti les valeurs qui font que je suis là aujourd'hui. J'ai commencé à gagner ma vie à seulement 17 ans, tout en bas de l'échelle. C'est l'école de l'humilité et de la patience. Peut-être la meilleure de toutes. J'ai gravi un à un tous les échelons du métier: apprenti, ouvrier qualifié, chef de chantier, chef d'équipe, conducteur de travaux, puis chargé d'affaires.
En me mettant à mon compte avec, à la clé une petite entreprise familiale qui tourne plutôt bien tout en laissant une certaine place à l'humain, on peut dire que j'ai pas mal réussi et que le chemin en valait la peine. L'effort finit toujours par payer. Voilà aussi pourquoi j'accorde de l'importance au besoin de se former.

Vous défendez avec force l'idée d'une entreprise à visage humain. N'est-ce pas en définitive une vision de l'esprit, difficilement applicable au quotidien ?

La poursuite de la rentabilité à tout prix a clairement des limites. On ne peut pas faire de bons résultats avec des collaborateurs qui ne sont pas dans leur assiette. L'actualité dans certaines entreprises suffit à le démontrer. Je crois énormément au capital humain. C'est lui qui fait la richesse d'une entreprise. Derrière chaque employé, il y a un homme ou une femme qui a des aspirations. Si je m'en préoccupe et leur consacre du temps, je peux m'assurer de leur engagement auprès de moi, mais également de leur épanouissement dans leur travail. Et quelqu'un d'épanoui est nécessairement meilleur dans ce qu'il fait.

Outre différentes primes, l'encouragement à la formation continue, vos collaborateurs ont la possibilité de participer à un Plan épargne entreprise...

Je tiens à ce que les personnes qui travaillent pour moi soient à l'aise pour qu'elles soient davantage performantes. C'est la raison pour laquelle je me soucie d'elles. Et que j'ai décidé de m'adjoindre les services d'un associé et de l'intéresser à hauteur de 20 % dans le capital d'Effet d'O.

On vous dit paternaliste. Est-ce que vous reniez cette réputation ?

J'assume complètement. Dans les responsabilités qui sont désormais les miennes, je fonctionne énormément à l'affectif. Pour moi, c'est déterminant. La porte de mon bureau est toujours ouverte. On se tutoie sans aucun problème et on s'efforce, autant que possible, de mettre un peu de bonne humeur. Ce qui doit rester avant tout, c'est le respect et la sincérité dans le dialogue. C'est une relation de confiance mutuelle que je m'emploie également à cultiver auprès des clients.

Propos recueillis par Bertrand Tardiveau - Le Journal des entreprises

Témoignage - "J'aime le contact avec les enfants, les parents et le personnel" - -

Directrice d'un accueil petite enfance, Violette est passionnée par son métier. Mère de deux grandes filles, elle a su être présente pour ses enfants tout au long de sa carrière sans pour autant refuser les responsabilités.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis née en mars 1956 à Valenciennes dans le Nord de la France. Je suis mariée et mère de deux filles nées en 1982 et 1986 et nous vivons actuellement dans la banlieue orléanaise. Nos filles ont poursuivi des études supérieures. La première de nos filles, qui vient de terminer son cursus universitaire, exerce actuellement dans une entreprise française au Mexique où elle occupe un poste à responsabilités. La seconde est actuellement en faculté de médecine.

Quel est votre métier ?

Je suis infirmière puéricultrice, responsable d'une structure accueillant 80 enfants et je dirige une équipe de 21 agents de formations différentes (composée de 14 auxiliaires de puériculture, 5 agents d'entretien, 2 éducateurs de jeunes enfants). Ces accueils petite enfance - anciennement crèches - sont gérées par les villes, en l'occurrence dans mon cas, par la ville d'Orléans. Mon travail au quotidien m'amène, avec mon personnel, à veiller au bien-être des enfants et par conséquent à échanger avec les parents, à mettre en place des projets pédagogiques, sanitaires, sociaux, etc. avec les différents professionnels de la petite enfance et les ministères concernés.

Quel est votre parcours professionnel ?

Mon cursus scolaire passe normalement par le collège, le lycée et les études d'infirmière à Lille. Puis j'ai rejoint Paris où j'ai exercé ce métier au HIA du Val de Grâce. Au travers des différentes missions effectuées dans ce cadre, j'ai appris la rigueur, la notion du travail en équipe et ai renforcé mon sens de la professionnalité. Puis, lorsque nous sommes arrivés dans la région orléanaise, j'ai repris une année de spécialisation pour accéder au métier de puéricultrice. J'ai alors commencé une carrière extra-hospitalière et pris successivement la responsabilité d'équipements petite enfance. Aujourd'hui, j'occupe le poste de directrice de crèche et j'en suis extrêmement satisfaite puisqu'il me permet de développer les compétences acquises tout au long de mon parcours.

Qu'est-ce que vous aimez dans votre job ?

C'est un poste à responsabilités. J'apprécie tout particulièrement le contact avec les enfants, les parents et le personnel. Je ne vois jamais le temps passer et je n'arrêterais pour rien au monde mon métier. Passionnée par la petite enfance, son évolution et la diversité des personnes que j'encadre, j'ai toujours des projets en route et en tête avec mon équipe. Aucune journée ne ressemble à une autre.

Comment gérez-vous le stress ?

Je ressentais moins de stress dans ma vie personnelle au fur et à mesure que mes enfants grandissaient et poursuivaient positivement leur parcours. Dans mon métier, le seul stress généré est identique à tous les métiers accueillant des populations, c'est-à-dire celui de se confronter sans cesse à des conflits qui deviennent de plus en plus procéduriers. Ce sont les activités de plein air (randonnée, jardinage) et la lecture qui m'aident à sortir de ces soucis. Une sortie au restaurant et une rencontre entre amis et me voilà à nouveau "gonflée à bloc".

Quels sont vos objectifs ?

Mon objectif, en ce moment est de m'orienter vers la formation dans une école paramédicale, et pourquoi pas vers la création d'une formation parentale.

Qu'est-ce que cela change d'être une femme dans votre métier ?

Je travaille dans un milieu presqu'exclusivement féminin. Mon équipe ne comprend qu'un élément masculin. Cela change énormément la prise en charge de l'enfant et je suis un peu déçue que cette profession n'intéresse pas plus que cela les hommes. Mais être une femme dans la fonction publique ne change pas grand chose puisque les salaires sont égaux. Je ne me sens ni sous-estimée, ni surestimée parce que je suis une femme.

Comment conciliez-vous vie personnelle et professionnelle ?

Avec mon mari, nous étions conscients qu'il y avait un temps pour tout. Lorsque nous avons eu nos enfants, la vie tournait autour d'eux. Nous prenions des vacances si et seulement si cela était possible pour leur équilibre. Nous avons souvent pris nos vacances en décalé afin que nos filles soient le plus souvent avec nous. J'ai souvent délaissé le côté esthétique pour moi et privilégié leur confort, mais je ne me suis jamais sentie malheureuse. Nous étions heureux de nous retrouver avec elles que ce soit chez nous, autour d'un repas convivial, chaque vendredi et samedi soir (qu'elles appréciaient et apprécient toujours), ou en vacances à l'étranger. Maintenant qu'elles sont grandes, nous passons des week-ends à visiter une région, un pays, à courir les événements culturels, à nous offrir davantage de dîners à l'extérieur, à flâner, prendre le temps de vivre et profiter de l'instant présent.

Avez-vous des conseils à donner aux femmes actives qui souhaitent réussir leur vie professionnelle ?

Je pense que chaque moment est porteur de bonheur. Vouloir tout faire engendre un sentiment de vide à la longue. Penser qu'hier ou demain était ou sera meilleur empêche d'être heureux. Rechercher le parfait ou l'idéal (maison parfaite, enfants parfaits, mari parfait, travail parfait) est un obstacle au bonheur. Je ne regrette rien, j'ai toujours vécu heureuse.

Source : http://www.linternaute.com/femmes/carriere/temoignages/0702-violette.shtml

 

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