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Les actualités

Les entrepreneurs ont une bonne cote en Rhône-Alpes

L'image de l'entrepreneur évolue positivement, notamment en Rhône-Alpes. Une bonne nouvelle alors que débute aujourd'hui à Lyon le 7e Salon des entrepreneurs.
Tous entrepreneurs, ou presque ! Selon un sondage OpinionWay pour le Salon des entrepreneurs qui ouvre ses portes aujourd'hui à Lyon, « si 53 % des Français pensent que chacun peut devenir entrepreneur, les Rhônalpins sont même 66 % à voir en chacun de nous une graine d'entrepreneur ». Nul doute que la crise est passée par là et que les mentalités évoluent. Aussi la perception de l'entreprise et surtout celle de l'entrepreneur par les Français ont connu une forte mutation depuis ces dernières années. Et les créateurs d'entreprise sont davantage estimés et reconnus. Au point qu'aujourd'hui, « 32% déclarent avoir envie d'entreprendre un jour, et 6 % s'y préparent même déjà… Ce qui représente un vivier réel de 3 millions d'entrepreneurs potentiels ! » selon la même étude. Le plus encourageant, c'est l'envie des jeunes de prendre le risque d'entreprendre : la moitié des moins de 35 ans (51 %) aimerait devenir entrepreneur un jour. De même, « les salariés de TPE ou de PME sont également plus enclins à vouloir tenter cette aventure (respectivement 46 % et 40 %), que les salariés des grandes entreprises ou ceux du public. Et de l'idée à l'acte, il n'y a parfois qu'un pas : de janvier à avril 2010, 23 330 entreprises ont été créées en Rhône-Alpes, soit une hausse de 23 % par rapport à la même période en 2009 (58 500 entreprises ont été créées en 2009 en Rhône-Alpes). Le cru 2010 s'annonce donc fameux pour l'entreprenariat. La même étude révèle aussi la bonne image du patron d'aujourd'hui mais surtout celui d'une TPE ou d'une PME : 87% des Français leur font confiance s'ils sont patrons de PME ou de TPE alors que - 70 % ne leur font pas confiance s'ils dirigent une grande entreprise. Et si on demande aux Français quel est le portait idéal de l'entrepreneur, 53 % répondent qu'« il crée des emplois », puis 36 % affirment qu'« il sait surmonter les obstacles » et enfin « c'est un self-made man, il réussit en partant de rien ! » pour 34 % des sondés. Enfin, pour 1 Rhônalpin sur 3, « le développement durable doit faire partie des priorités de l'entrepreneur idéal et s'inscrire dans sa stratégie comme dans son quotidien », contre seulement 1 sur 4 pour l'ensemble des Français.


Vincent Rocken
www.leprogres.fr


Initiative parlementaire pour favoriser les « business angels » investissant dans les PME

Le sénateur Philippe Adnot et le député Nicolas Forissier ont présenté une proposition de loi, hier, visant à « améliorer l'efficacité des incitations fiscales pour les créations d'entreprises ». Ils souhaitent réformer le dispositif Madelin, permettant de réduire son impôt sur le revenu en investissant dans une PME. Ils proposent de porter de 100.000 à 400.000 euros le plafond de l'avantage pour chaque ménage souscrivant au capital d'une PME. «  Nous devrions inciter nos riches à investir dans les créations d'entreprises et moins dans les DOM-TOM et les économies d'énergie », défendent-ils en exposé des motifs. Cet avantage serait réservé pour les investissements directs dans les PME, en excluant les activités sans risque.

Les Echos - 02/06/10 

Face aux hackers, les entreprises ne sont pas assez armées

Ordinateurs portables, smartphones… Une simple connexion Wifi, 3G ou Bluetooth suffit pour accéder aux fichiers de son entreprise en déplacement. A nos risques et périls. Dans de nombreuses entreprises, les documents stratégiques ne sont pas suffisamment protégés.
Malware, cheval de Troie, keylogger... Sous ces "doux" noms se cachent des virus informatiques redoutables capables d’infiltrer les meilleurs systèmes de sécurité. L'an dernier, la société Symantec, créatrice de l’antivirus Norton, a recensé pas moins de 240 millions de "maliciels". Deux fois plus qu’en 2008 ! En effet, les pirates font preuve de plus en plus d'ingéniosité. En connectant une simple clé USB offerte par un client, Marc, publicitaire dans une agence lyonnaise, a par exemple injecté un logiciel qui permet de visualiser à distance tout son ordinateur. "Comme des fenêtres intempestives apparaissaient à l’écran, j’ai lancé une analyse antivirus qui a détecté l’intrus", se souvient-il. Plus de peur que de mal, donc…


Gare aux cyber attaques


Même les sociétés portégées ne sont pas à l’abri de hackers. Réunis lors d’une conférence organisée par l’école d’ingénieurs ESIEA en mai dernier, des étudiants en sécurité informatique offensive ont réussi à contourner les 15 antivirus les plus vendus dans le monde. Au cours des 12 derniers mois, près de quatre entreprises sur cinq ont d’ailleurs été victimes de cyber-attaques, selon les estimations de Symantec. "Il suffit qu’un poste ne soit pas protégé, qu’une mise-à-jour n’ait pas été effectuée pour que tout un réseau soit contaminé", explique l’expert Pascal Lointier.avec des conséquences gravissimes : plus d’un tiers (37%) des entreprises de 200 salariés subissent des vols d'informations, 65% des sociétés de plus de 1.000 salariés, d'après un rapport du Club de la sécurité de l'information français (Clusif). A l’instar de la compagnie d’assurance, La Mondiale, qui a récemment fait les frais d’un mauvais virus qui lui a coûté plus de 500.000 euros.
Mais les pirates ne sont pas les seuls coupables. En témoignent les récentes affaires d’espionnage industriel. Comme cet ingénieur coréen chez le fabricant d’écran plat LG qui, avant de partir chez un concurrent chinois, a pris soin de copier plus de 1.180 fichiers sur un disque dur externe. Sa récompense : un bonus de plusieurs milliers de dollars, un appartement et une voiture de fonction. Lorsque la firme chinoise a lancé ses nouveaux écrans un an plus tard, LG a découvert le pot au rose et porté plainte pour espionnage industriel. Trop tard : la perte dépasse un milliard de dollars. Cette histoire rocambolesque n’est pas sans rappeler celle de la stagiaire de Valéo, qui avait volé des données sur les futurs produits de l’équipementier automobile. Le délit lui a coûté cher : en 2007, Li Li Whuang a été condamnée à un an de prison dont deux mois fermes et 7.000 euros de dommages et intérêts.


Chasse aux négligences


Sans en arriver à de tels extrêmes, la négligence des salariés ouvre aussi d'importantes failles dans la sécurité des informations qui circulent dans les entreprises. Près de 800.000 ordinateurs portables seraient ainsi égarés chaque année dans les aéroports européens et américains, selon les estimations du Ponemon Institute. Le train n’est pas en reste : "plus de 300 portables ont été retrouvés dans le Thalys, les six premiers mois de l’année 2009", indique Olivier Hassid, Délégué Général du Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE). Cette mésaventure est arrivée à Philippe, directeur commercial d’une PME bretonne spécialisée dans les jouets en bois, qui a oublié son PC portable dans… le TGV. "J’avais enregistré le contrat à signer, le tableau des marges et le dernier tarif à donner aux commerciaux", se souvient-il. De quoi susciter l’intérêt de plus d’un concurrent… Olivier Hassid estime à 50.000 euros en moyenne, le coût occasionné par la perte d'un ordinateur. D'autant plus que plus de la moitié des professionnels en déplacement indiquent n'avoir pris aucune disposition pour crypter leurs données et 42% reconnaissent ne pas avoir fait de copies de sauvegarde.
Protéger les données informatiques ne sert à rien, si les bons vieux documents papiers circulent en toute liberté. Combien de cadres ne sont pas assez vigilants ? Comme cet ingénieur de Danone, qui lisait son dossier sur le marché des "alicaments" dans le métro parisien. Un coup d’œil par-dessus son épaule suffisait pour connaître le prochain plan marketing du géant de l’agroalimentaire. Ou encore, Bob Quick, l’un des dirigeants de Scotland Yard, s'est fait photographier par des paparazzis les plans d’une opération antiterroriste dans la main. Mais les poubelles des entreprises sont les mouchards les plus accessibles… Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) s’est amusé à fouiller les poubelles de 200 PME françaises. Résultat : les deux-tiers contenaient au moins un document confidentiel.

Céline Deval - www.capital.fr

99eme Conférence internationale du Travail de l’OIT : Ordre du jour et accréditation

99e Conférence internationale du Travail de l’OIT: Ordre du jour et accréditation
GENEVE (Nouvelles du BIT) – L’Organisation internationale du Travail (OIT) tiendra sa session annuelle de la Conférence internationale du Travail à Genève, du 2 au 18 juin. Des délégués des gouvernements, des travailleurs et des employeurs représentant les 183 Etats Membres de l’OIT vont discuter de toute une série de thèmes, y compris:
•    L’élaboration d’une norme concernant le VIH/sida dans le monde du travail
•    Le travail décent pour les travailleurs domestiques
•    L’objectif stratégique de l’emploi (dans le cadre du suivi de la Déclaration de l’OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable)
•    L’application des conventions et recommandations de l’OIT
Un an après l’adoption du Pacte mondial pour l’emploi conçu afin d’orienter les réponses nationales et internationales à la crise, un débat de haut niveau sera consacré au Pacte, aux politiques macroéconomiques et au Rôle de l’emploi productif et de la protection sociale en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (14 juin, 14h30-18h30).
La Conférence se déroulera à l'Office des Nations Unies à Genève, au Palais des Nations.
Pour plus de détails sur le programme de la Conférence internationale du Travail (CIT), veuillez consulter le site web: http://www.ilo.org/cit


Salle de presse: Pendant la Conférence, un centre de presse sera à votre disposition salle IV (bâtiment C, 3e étage) avec un accès à Internet (wifi).
Couverture radio/TV et équipements: Le BIT met à disposition des correspondants radio des équipements au sein du Palais des Nations pour conduire des interviews, ainsi que pour rédiger et transmettre des reportages radio relatifs à l’OIT et à la Conférence internationale du Travail. Un studio radio peut être réservé en contactant l’Unité radio et télévision du BIT (Bureau du Palais A561) ou le Bureau du technicien radio n° E-10 (nouveau bâtiment de l’ONU).
Les correspondants pour la télévision qui souhaitent réaliser des interviews avec des fonctionnaires du BIT ou obtenir une couverture en direct ou enregistrée du déroulement de la Conférence peuvent s’organiser par l’intermédiaire de l’Unité radio et télévision du BIT (Karen Naets-Sekiguchi, naets-sekiguchi@ilo.org).
Les équipements de tournage vidéo, de studio et de transmission sont disponibles dans les locaux du BIT à titre gracieux et peuvent être accessibles par la même Unité. Le filmage et l’enregistrement de certaines réunions de la CIT peuvent nécessiter des autorisations spéciales et devront donc être coordonnées par l’Unité radio et télévision.


Accréditation préalable des journalistes


Les correspondants couvrant la Conférence internationale du Travail doivent être accrédités par le Bureau international du Travail à moins qu’ils ne disposent déjà d’une accréditation presse auprès de l’ONU.
Pour obtenir une accréditation pour la Conférence, les correspondants devront envoyer une lettre signée de leur rédacteur en chef indiquant la raison de l’accréditation et les dates pour lesquelles elle est nécessaire, accompagnée d’une photocopie de justificatifs (tels qu’une carte de presse en cours de validité) et de leur passeport national.
Ces éléments devront être transmis au BIT par télécopie (+4122/799-7397), courriel ou courrier postal avec un exemplaire dûment complété du formulaire d’accréditation […], avant le lundi 31 mai 2010 (courriel à luchini@ilo.org ou communication@ilo.org; courrier au BIT, Département de la communication, 4 route des morillons, 1211 Genève 22, Suisse).
Les correspondants pourront retirer leur badge au Pavillon des accréditations situé à l’entrée du bâtiment principal de l’ONU (pas au Palais des Nations), sur présentation d’une photo d’identité valable. Les badges donnent également accès aux navettes de bus circulant entre le bâtiment de l’ONU et le site de la Conférence au Palais des Nations.


Pour plus de renseignements sur les accréditations presse, merci de contacter:
Mme Corine Luchini – tél. +4122/799-8288, courriel: luchini@ilo.org
Mme Kiran Mehra-Kerpelman – tél. +4122/799-7915, courriel: mehra@ilo.org


Pour obtenir davantage d’informations, veuillez contacter:


Le Département de la communication et de l’information publique (DCOMM) du BIT
Tél.: +41220/799-7912
Fax: +4122/799-8577
Courriel: communication@ilo.org


Source : http://www.ilo.org

L'euro baisse, et alors ?

La devise européenne a atteint lundi 17 mai en début de journée son plus bas niveau depuis quatre ans, à 1,2234 dollar. Quelles sont les raisons de cette baisse ? Quels secteurs pourraient en profiter ? Lesquels risquent d'être pénalisés ? Décryptage.

•    Pourquoi l'euro baisse-t-il par rapport au dollar ?
Les marchés s'interrogent sur la capacité des pays de la zone euro à concilier réduction des déficits publics et relance de la croissance. Malgré le plan de soutien de 750 milliards d'euros mis en place par l'Union européenne et le Fonds monétaire international afin d'éviter une contagion de la crise grecque à d'autres Etats en difficulté, l'inquiétude persiste sur la dette des pays européens. Les investisseurs craignent que les plans d'austérité budgétaire (voir : Tour d'Europe des plans de rigueur) ne finissent par peser sur la reprise économique tout en compliquant la réduction des déficits. Certains parient même sur une disparition de l'euro. D'après Derek Halpenny, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi, "ce qui inquiète encore plus les marchés, c'est que les dirigeants européens n'ont plus de marge de manœuvre pour tenter d'enrayer la chute de la confiance".

•    Doit-on s'en inquiéter ?
Davantage que la baisse de l'euro, "c'est la vitesse de la décélération" qui est inquiétante soulignait lundi le président de l'Autorité des marchés financiers, Jean Pierre Jouyet, sur France Inter. La tourmente qui a ébranlé la devise européenne ces dernières semaines reflète la panique qui a saisi les marchés depuis le début de la crise grecque. Mais aujourd'hui, estime Jean-Pierre Jouyet, l'euro est en période de "rééquilibrage". Ce n'est pas la première fois que la monnaie unique connaît des hauts et des bas. Lors de sa création en janvier 1999, un euro valait 1,17 dollar. En octobre 2000, sa valeur s'établissait à 0,82 dollar, alors qu'elle atteignait un record historique en juillet 2008 à 1,60 dollar. On estime le niveau d'équilibre entre les deux monnaies aux alentours de 1,15 à 1,20 dollar pour un euro.

•    Est-ce une bonne chose pour la compétitivité des économies de la zone euro?
La baisse de la monnaie unique rend les exportations européennes plus compétitives sur le marché mondial. Elle entraîne une baisse des prix des produits sur les marchés étrangers, ce qui peut provoquer une hausse des ventes et avoir des effets positifs sur l'activité économique. Les produits européens deviennent plus compétitifs face aux produits américains et à ceux des pays émergents dont les monnaies sont arrimées au dollar.
C'est une bonne nouvelle pour des pays comme l'Allemagne, qui exporte une partie de sa production vers des pays situés hors de la zone euro. D'après Les Echos, les livraisons allemandes vers les pays européens qui n'ont pas intégré la monnaie unique ont progressé de 20,5 % par rapport à mars 2009 et bondi de 34,7 % vers les pays non européens. "Cette dynamique va également profiter à un Etat comme l'Italie, dont la structure du commerce extérieur est très diversifiée. La France pourrait également connaître une légère amélioration de ses exportations, mais elle dépend davantage de 'gros contrats' liés aux transports, au nucléaire et aux ventes de matériel militaire qui ne bénéficient pas directement d'une baisse de l'euro", relève Natacha Valla, chef économiste chez Goldman Sachs.

•    Quels secteurs y gagnent ? Lesquels y perdent ?
Toutes les entreprises qui achètent leurs fournitures en euro et vendent leurs produits en dollars profitent de la baisse de la monnaie unique. C'est le cas, notamment de l'industrie du luxe "made in zone euro". Comme le soulignait une note de recherche de la banque HSBC, parue le 12 mai, les producteurs de champagne, de cognac, les fabricants de sacs à main et autres joaillers de prestige sont les grands gagnants de la baisse de la monnaie unique (lire : Pour le luxe, la baisse de la monnaie unique est une chance). Autre secteur qui tire son épingle du jeu : l'aéronautique. Le constructeur européen Airbus, qui facture ses avions en dollars, bénéficie directement d'une hausse de la valeur du billet vert face à l'euro. L'action de sa maison-mère, EADS, a bondi de 13 % en une semaine.
En revanche, la hausse de la monnaie américaine par rapport à la devise européenne risque de plomber les secteurs qui dépendent de produits importés en provenance de la zone dollar, notamment le pétrole et les matières premières. Premier touché : le secteur de la construction, qui a de gros besoins en carburant.

•    Y a-t-il un risque d'inflation concernant les produits de consommation ?
La hausse du prix des matières premières achetées en dollars peut provoquer une hausse de l'inflation importée. Mais selon Christian de Boissieu, président du Conseil d'analyse économique, "le risque est très faible". La hausse des prix dans la zone euro reste inférieure à 2 %, atteignant 1,4 % en mars 2010.

•    Que peut faire la Banque centrale européenne ?
"Aujourd'hui, la BCE est obligée de temporiser", explique Natacha Valla. "Malgré un début de reprise économique, les marchés sont trop fragiles pour qu'elle envisage d'augmenter ses taux directeurs. Elle ne peux pas non plus envisager de les baisser parce que cela risquerait de renforcer la crise de confiance qui pèse sur la stabilité de la monnaie." Sa mission première reste la maîtrise de l'inflation.

Elise Barthet
LEMONDE.FR | 17.05.10


 

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